Salon de la photo 2009
C'est l'automne, et comme chaque année en cette saison propice aux belles images, c'est aussi le moment d'aller faire un tour au salon de la photo pour voir de plus près les nouveautés que l'on pourra (ou pas!) commander au père noël.
Mes envies cette année?
Prendre en mains une ou deux optiques "qualitatives" (et "abordables") qui pourraient un jour rejoindre mon D300, regarder un peu les évolutions dans le domaine des compacts, jeter un œil du coté de l'impression et envisager un nouveau flux de travail pour mes RAW, Bibble 5 tardant vraiment beaucoup (trop) à arriver...
Et biensûr, saluer mes amis
Pixelistes.
Coté matériel j'ai donc été amené à essayer les optiques Sigma 24-70 2.8 HSM et Tamron 17-50 2.8 VC puis à regarder ce qu'étaient capable de sortir les Fuji F200 EXR et Olympus Pen E-P1.
Sigma 24-70 2.8 DG EX HSMBelle optique, construction de qualité, prise en main sérieuse et poids/encombrement apparemment plus contenu que son homologue Nikon. L'autofocus HSM est silencieux, assez réactif bien qu'un peu en dessous des AF-S Nikon, en particulier en basse lumière.
La qualité optique est d'un niveau très satisfaisant, même à pleine ouverture, et ce, sur toute la plage focale.
Un produit qui m'a vraiment séduit, et un rapport qualité/prix très satisafaisant.
Tamron SP AF 17-50 mm F/2,8 XR Di II VC LD Asphérique [IF] D'entrée, la première impression n'est pas la même qu'avec le Sigma. La construction est propre et l'assemblage tout à fait correct mais la perception de l'ensemble nettement moins qualitative. Le plastique fait moins solide, l'AF est plus bruyant (avec des résonances un peu "plastiques") et semble un cran en dessous des HSM Sigma en terme de réactivité et précision. L'optique me parait volumineuse (mais pas particulièrement lourde) compte tenu de sa plage, mais doit malgé tout rester plus compacte que le 17-55 AF-S Nikon.
Coté qualité optique, le résultat est plutôt concluant. Le piqué est là, rien à voir avec ce que j'avais connu sur les
28-75 de la marque que j'avais eu l'occasion de tester. Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de tester la stabilisation qui, en tout cas, semble se faire discrète dans son fonctionnement.
Enfin, point positif pour la marque qui cherche à améliorer son image auprès du grand public, le SAV français est depuis quelques mois équipé d'une machine permettant de caler les optiques mal réglées... Avis à ceux qui ont envoyé les leurs pendant 2 ou 3 mois au Japon sans résultat toujours bien évident au retour.
Je conclurais en disant que cette optique à sa place dans le marché (pas de concurents directs chez Nikon dont le 17-55 n'est pas stabilisé et beaucoup plus cher ni chez Sigma dont les équivalents sont non stabilisés - 18-50 2.8 - ou à ouverture glissante - 18-50 2.8-4.5). Maintenant, la qualité de fabrication (en particulier les matériaux) mériterait de progresser pour un produit proposé ... à 850 euros.
Tamron SP AF 17-50 mm F/2,8 XR Di II VC LD Asphérique [IF] @ 50mm f2,8En ce qui me concerne, le rapport qualité/prix du Sigma et sa plage d'utilisation plus proche de mes souhaits font clairement pencher mon coeur en sa faveur.
Fuji FinePix F200 EXRLa technologie du capteur EXR, annoncée il y a un an déjà, étant très prometteuse sur le papier, j'avais hâte de voir ce qu'il en retournait en usage réel.
Et bien j'ai été (très) déçu. La montée en sensibilité est nettement moins bonne que je ne l'espérais : le 800 ISO est déjà bien bruité avec pas mal d'aplats de lissage. Moi qui espérais trouver un appareil qui tient dans la poche capable de sortir du 1600 ISO correct (comme le permet le bridge S100FS de la marque), c'est loupé.
Sauf si je me suis planté dans les réglages... Parce que si Fuji a fait des progrès sur son interface depuis 2 ans (en 2007 j'ai abandonné mes essais de compacts Fuji tellement l'interface était incompréhensible), il n'est pas encore évident de savoir dans quel mode se trouve l'appareil quand on déclenche...
Concenrnant la qualité de fabrication, elle est correcte, sans être au niveau de ce que l'on peut trouver chez certains concurrents comme Panasonic.
Olympus Pen E-P1Nouveau joujou plébiscité par bon nombre d'amateurs à sa sortie, il faut avouer que c'est un bel objet. De construction "tout métal", ça fait solide et sérieux. Le commandes sont douces et bien conçues. L'AF par détection de contraste est assez étonnant de réactivité. Enfin, la qualité d'image est très bonne et reste tout à fait exploitable jusqu'à 1600 ISO!
L'optique 17 2.8 équipant mon modèle de démonstration montre de belles qualités et les bagues d'adaptation pour monter tout type d'optiques (y compris Nikon) sont un vrai plus pour les amateurs déjà équipés.
Un produit vraiment séduisant.
Fuji FinePix Real 3D W1Clou du stand Fuji cette année, je ne pouvais pas ignorer ce nouveau compact qui prend des images en 3D.
Autant le dire tout de suite, je n'ai pas été du tout convaincu par les résultats, très artificiels, offerts par cette technologie dont le coût n'est pas anodin : 400 euros pour l'APN, 350 euros pour le cadre apte à afficher les images en 3D et environ 4-5 euros le tirage (là ou un 13x18 classque tourne autour de 0.75...).
Bref, une bonne image 2D reste plus belle (et moins chère...) qu'une mauvaise 3D.
Finepix série Z sur le stand FujiDernière "approche" de matériel, les imprimantes photos.
J'ai (volontairement) restreint mes "recherches" chez Epson, par manque de temps et parce que la marque bénéficie depuis quelques années d'une telle réputation en la matière qu'il est impossible d'entamer une quelconque étude en ce domaine sans regarder ce qui s'y passe.
Mes moyens ne me permettent raisonnablement pas aujourd'hui d'envisager l'impression en A3/A3+, surtout vu le nombre que je risque d'en faire par an. Dans un premier temps, j'envisagerais donc de démarrer avec un modèle A4, aux tarifs désormais très accessibles : machines à moins de 150 euros, feuilles à quelques dizaines de centimes, consommation d'encre raisonnable.
C'est donc tout naturellement que j'ai essayé la
P50 dans son plus grand format de sortie (A4 sans marges). Et bien j'en suis encore tout retourné! Mieux qu'une impression "pro" (attention, pas du haut de gamme hein, juste celle qu'on peu faire faire au labo du coin en minilab Fuji ou assimilé). Impression sans le moindre défaut, pas du tout de trame visible, couleurs très bien respectées, bref, très plaisant.
Et maintenant qu'un collègue m'a montré que, bien conservés, ces tirages tiennent très bien dans le temps... Je risque bien de craquer d'ici peu.
Sinon, pour les plus exigeants (et plus fortunés aussi), il y a la
2880, toujours chez Epson, qui permet des tirages en A3+, y compris en noir et blanc (grâce à 2 cartouches de noir et 2 autres de gris) d'un qualité ahurissante.
Enfin, coté logiciel, toujours pas de choix définitif, le graal n'existe toujours pas. Mais j'avoue lorgner de plus en plus du coté de
Lightroom pour son aspect tout intégré, ses nombreuses possibilités de retouches (notamment locales). Ses points faibles restent (à mon avis) sa gestion du bruit perfectible et ses corrections optiques trop limitées, domaines dans lesquels se défend très bien...
DXO. Et ça tombe bien, les 2 savent travailler de concert...
Posté le 21/10/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article